EES dans les aéroports français cet été : 7 astuces pour limiter l'attente aux frontières

L'EES (Entry/Exit System) est le nouveau système européen d'enregistrement biométrique des voyageurs non européens aux frontières de l'espace Schengen, déployé progressivement depuis octobre 2025 et pleinement opérationnel à partir d'avril 2026. Il allonge les contrôles et peut ralentir les files dans les aéroports. Pour limiter l'attente : horaires creux, bornes d'enregistrement, arrivée anticipée et aéroports régionaux.
À retenir
- L'EES remplace le tampon sur le passeport par un enregistrement biométrique (photo et empreintes) des voyageurs non européens.
- Les citoyens de l'Union européenne ne sont pas enregistrés, mais peuvent subir l'allongement des files.
- Des bornes en libre-service à Roissy et Orly permettent de préparer une partie de l'enregistrement.
- Évitez les pics de trafic et prévoyez une marge supplémentaire pour les vols hors Schengen en été.
- Les règles et délais recommandés évoluent : vérifiez les informations de l'aéroport et de votre compagnie.
Avec la mise en place du système européen EES, les contrôles aux frontières de l'espace Schengen changent, et les aéroports français s'attendaient à des files d'attente plus longues lors de l'été 2026. Des prévisions évoquaient même plusieurs heures d'attente aux pics de trafic. Voici ce qu'est l'EES, qui est concerné et nos sept astuces pour passer les contrôles le plus sereinement possible.
Qu'est-ce que le système EES et qui est concerné ?
L'EES (Entry/Exit System, ou système d'entrée/sortie) est un système informatique de l'Union européenne qui enregistre les entrées et sorties des ressortissants de pays tiers venant pour un court séjour dans l'espace Schengen. Il remplace progressivement le tampon apposé sur le passeport par un enregistrement électronique comprenant :
- les données du passeport ;
- une photo du visage ;
- les empreintes digitales (sauf pour les jeunes enfants) ;
- la date et le lieu d'entrée et de sortie.
Le déploiement a commencé de façon progressive en octobre 2025, avec une montée en charge jusqu'à un fonctionnement complet prévu à partir d'avril 2026.
Les citoyens de l'Union européenne, de l'espace Schengen et les résidents munis d'un titre de séjour ne sont pas enregistrés dans l'EES. En revanche, les voyageurs britanniques, américains, canadiens ou marocains, par exemple, le sont lors de leur premier passage. Comme les files de contrôle sont souvent partagées ou voisines, tout le monde peut ressentir le ralentissement.
Pourquoi les files d'attente risquent-elles de s'allonger ?
Le premier enregistrement d'un voyageur non européen prend plus de temps qu'un simple coup de tampon, de l'ordre d'une minute par personne selon les estimations publiées. Multiplié par le nombre de passagers d'un gros porteur, cet écart pèse vite sur la fluidité des contrôles, surtout dans les grands aéroports comme Paris-Charles-de-Gaulle (Roissy) et Paris-Orly, qui accueillent un très grand nombre de passagers chaque jour en été.
Les passages suivants sont plus rapides, puisque les données biométriques sont déjà enregistrées : l'impact devrait donc diminuer une fois le système rodé.
Astuces 1 et 2 : préparer l'enregistrement en amont
1. Utiliser l'application de pré-enregistrement lorsqu'elle est proposée. L'agence européenne Frontex a développé une application, « Travel to Europe », qui permet à certains voyageurs non européens de saisir à l'avance les données de leur passeport et une photo avant leur arrivée. Son utilisation dépend des pays et des points de passage qui l'acceptent : si vous voyagez avec des proches non européens, invitez-les à vérifier si elle est utilisable pour leur aéroport d'arrivée.
2. Repérer les bornes en libre-service. Les aéroports de Roissy et d'Orly ont installé de nombreuses bornes permettant de scanner son passeport, de prendre sa photo et d'enregistrer ses empreintes avant le passage devant un agent de la police aux frontières. Elles sont facultatives et gratuites. Si vous êtes concerné, dirigez-vous vers elles plutôt que directement vers les guichets.
Astuces 3 et 4 : bien choisir son vol et son aéroport
3. Éviter les heures de pointe. Dans les grands aéroports, le trafic est généralement plus dense en fin de matinée, en début d'après-midi et en début de soirée. Les vols très tôt le matin ou tard le soir sont souvent plus fluides. En semaine, certains jours comme le mardi ou le mercredi sont en général moins chargés que les week-ends.
4. Envisager un aéroport régional. Lyon-Saint-Exupéry, Toulouse-Blagnac, Bordeaux-Mérignac, Nantes-Atlantique ou Marseille-Provence accueillent moins de passagers que les aéroports parisiens, ce qui peut se traduire par des files plus courtes. Comparez le coût total du voyage, transport jusqu'à l'aéroport compris.
Astuces 5 à 7 : anticiper le jour du départ
5. Prévoir une marge supplémentaire. Les recommandations habituelles sont d'arriver environ 2 heures avant un vol européen et 3 heures avant un vol long-courrier. Pendant l'été 2026, pour un vol hors Schengen au départ de Roissy ou d'Orly, ajouter une heure de marge était une précaution raisonnable. Suivez en priorité les consignes de votre compagnie et de l'aéroport.
6. S'enregistrer en ligne. L'enregistrement en ligne et la carte d'embarquement sur smartphone évitent un passage au comptoir, surtout si vous voyagez uniquement avec un bagage cabine.
7. Préparer ses documents. Gardez passeport ou carte d'identité et carte d'embarquement à portée de main, et vérifiez la validité de vos documents bien avant le départ, ainsi que ceux de vos enfants.
Récapitulatif : les bons réflexes face à l'EES
| Situation | Bon réflexe |
|---|---|
| Voyageur non européen, premier passage | Bornes en libre-service, application si disponible |
| Vol depuis Paris en été | Horaires tôt ou tard, une heure de marge en plus |
| Flexibilité sur l'aéroport | Comparer avec les aéroports régionaux |
| Tous les voyageurs | Enregistrement en ligne, documents prêts |
Les contrôles devraient s'accélérer à mesure que les voyageurs réguliers seront enregistrés et que les équipes maîtriseront le dispositif. À noter : un autre dispositif européen, l'autorisation de voyage ETIAS, est prévu après l'EES pour les voyageurs exemptés de visa. Vérifiez les informations à jour sur le site officiel de l'Union européenne consacré aux voyages, sur France Diplomatie et sur le site de votre aéroport avant le départ.
Questions fréquentes
Les citoyens français sont-ils concernés par l'EES ?
Non, les citoyens français et ceux des autres pays de l'Union européenne ne sont pas enregistrés dans le système EES. Celui-ci concerne les ressortissants de pays tiers venant pour un court séjour. Les Français peuvent toutefois subir indirectement un allongement des files aux frontières dans les aéroports.
Les Britanniques doivent-ils s'enregistrer dans l'EES ?
Oui. Depuis le Brexit, les voyageurs britanniques sont des ressortissants de pays tiers pour l'espace Schengen. Lors de leur premier passage après la mise en place de l'EES, ils doivent fournir photo et empreintes digitales. Les passages suivants sont plus rapides, les données étant déjà enregistrées.
Combien de temps à l'avance arriver à Roissy cet été ?
Les recommandations habituelles sont d'environ 2 heures pour un vol européen et 3 heures pour un long-courrier. Pendant l'été 2026, ajouter une heure pour un vol hors Schengen était une précaution raisonnable. Suivez toujours les consignes de votre compagnie et de l'aéroport.
Quelle différence entre l'EES et l'ETIAS ?
L'EES enregistre électroniquement les entrées et sorties des voyageurs non européens, avec photo et empreintes, à la frontière. L'ETIAS est une autorisation de voyage en ligne, payante, que devront demander avant leur départ les voyageurs exemptés de visa. Il doit entrer en vigueur après l'EES.
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