Voyage aux Comores : une alternative plus abordable aux Seychelles et à Maurice
Les Comores, archipel de l'océan Indien situé entre Madagascar et le Mozambique, offrent volcans, plages peu fréquentées et fonds marins riches, avec un coût sur place généralement inférieur à celui des Seychelles ou de Maurice. En contrepartie, les infrastructures touristiques sont limitées, il n'existe pas de vol direct depuis Paris et une bonne préparation sanitaire est indispensable.
À retenir
- L'Union des Comores compte trois îles : Grande Comore, Mohéli et Anjouan ; Mayotte est un département français
- Ascension du Karthala (2 361 m) sur Grande Comore, avec guide local, en une longue journée ou avec bivouac
- Mohéli, réserve de biosphère de l'UNESCO, pour les baleines à bosse, les tortues et la plongée
- Pas de vol direct depuis Paris, visa délivré à l'arrivée selon les règles en vigueur
- Assurance rapatriement et protection contre les moustiques indispensables
Les Comores sont une destination confidentielle de l'océan Indien, encore à l'écart du tourisme de masse. Volcan actif, lacs de cratère, plages de sable blanc ou noir et récifs coralliens composent un décor proche de celui des îles plus connues de la région, pour un budget sur place en général plus modeste. Il faut en revanche accepter des hébergements simples, des transports parfois aléatoires et préparer soigneusement son voyage.
Où se trouvent les Comores et quelles îles visiter ?
L'archipel des Comores se situe dans le canal du Mozambique, entre la côte est-africaine et le nord-ouest de Madagascar. Il comprend quatre îles principales, mais l'Union des Comores, l'État indépendant, n'en administre que trois : Grande Comore (Ngazidja), Mohéli (Mwali) et Anjouan (Ndzuani). La quatrième, Mayotte, est un département français d'outre-mer, revendiqué par les Comores ; on ne la visite pas avec les mêmes formalités.
- Grande Comore : l'île la plus grande, où se trouvent la capitale Moroni, l'aéroport international et le volcan Karthala.
- Mohéli : la plus petite et la plus sauvage, classée réserve de biosphère par l'UNESCO, avec un parc national marin.
- Anjouan : île montagneuse et verdoyante, connue pour ses cultures de plantes à parfum comme l'ylang-ylang et le girofle.
Les langues parlées sont le comorien (shikomori), le français et l'arabe. L'islam est la religion très majoritaire : une tenue couvrant épaules et genoux est appréciée hors des plages d'hôtel, et le rythme de vie change pendant le ramadan.
Que faire à Grande Comore ?
L'expérience phare est l'ascension du Karthala, volcan actif qui culmine à 2 361 mètres et dont le sommet abrite une vaste caldeira. Comptez en général 6 à 8 heures de marche pour atteindre le cratère depuis les villages de départ, sur des sentiers raides et parfois boueux. Beaucoup de randonneurs choisissent de bivouaquer au sommet pour le lever du soleil. Engagez un guide local, prévoyez de bonnes chaussures, de l'eau en quantité et des vêtements chauds : il fait frais en altitude. Renseignez-vous sur l'activité volcanique avant de partir.
À Moroni, flânez dans la médina, autour du port et de l'ancienne mosquée du Vendredi, l'un des monuments emblématiques de la ville. Le marché de Volo Volo permet de découvrir les épices, les fruits tropicaux et l'artisanat comorien. Au nord de l'île, la région de Mitsamiouli concentre de belles plages de sable blanc bordées de coulées de lave.
Pourquoi aller à Mohéli ?
Mohéli est l'île des amoureux de nature. Son parc national protège des récifs coralliens, des herbiers et des plages de ponte.
- Baleines à bosse : elles fréquentent les eaux de l'archipel pendant l'hiver austral, environ de juillet à octobre, pour se reproduire et mettre bas.
- Tortues vertes : le village d'Itsamia, au sud-est de l'île, est réputé pour l'observation des pontes, à pratiquer avec les guides du village et sans lumière vive.
- Plongée et snorkeling : récifs, tortues et raies sont observables ; réservez vos sorties à l'avance, l'offre étant limitée.
- Lac Dziani Boundouni : lac de cratère de Mohéli, entouré de forêt, accessible à pied.
Que voir à Anjouan ?
Anjouan séduit par ses reliefs abrupts, ses cascades et ses villages perchés. Le lac Dzialandzé, lac de cratère d'altitude au cœur de l'île, se rejoint lors d'une randonnée à travers la forêt. La ville de Mutsamudu conserve une médina et une citadelle historiques. Les distilleries d'ylang-ylang donnent un aperçu de l'une des principales productions de l'île.
Quel budget pour un voyage aux Comores ?
Les Comores sont souvent présentées comme une alternative plus abordable aux Seychelles ou à Maurice. Le vol reste le poste le plus lourd, car il n'existe pas de liaison directe depuis la France. Sur place, l'hébergement, les repas et les transports locaux coûtent généralement moins cher, mais l'offre haut de gamme est quasi inexistante.
| Destination | Vol depuis Paris | Coût de la vie sur place | Infrastructures touristiques |
|---|---|---|---|
| Comores | avec escale(s) | plutôt modéré | limitées |
| Maurice | direct possible | moyen à élevé | très développées |
| Seychelles | direct possible ou escale | élevé | développées, surtout haut de gamme |
La monnaie est le franc comorien, à parité fixe avec l'euro. Prévoyez des espèces en euros : les distributeurs sont rares hors de Moroni et la carte bancaire est peu acceptée.
Comment se rendre aux Comores et quelles formalités ?
Il n'y a pas de vol direct entre Paris et Moroni. Les itinéraires passent généralement par Addis-Abeba (Ethiopian Airlines), Nairobi (Kenya Airways), Dar es Salaam ou par La Réunion et Mayotte. Réservez plusieurs mois à l'avance et vérifiez les liaisons inter-îles, assurées par petits avions ou bateaux, dont les horaires changent souvent.
Les voyageurs français obtiennent en principe un visa à l'arrivée à l'aéroport de Moroni, payant, pour un court séjour. Le montant, la durée et les justificatifs demandés (billet retour, réservation d'hébergement, ressources suffisantes) sont à vérifier auprès de l'ambassade des Comores et sur France Diplomatie avant le départ.
Santé et sécurité : comment bien préparer son départ ?
Les capacités médicales sont limitées, en particulier hors de Moroni : une assurance couvrant les frais médicaux et le rapatriement est indispensable. Le paludisme et la dengue sont présents ; consultez un médecin ou un centre de vaccinations internationales plusieurs semaines avant le départ pour les vaccins et un éventuel traitement préventif. Emportez répulsif, vêtements longs pour le soir et une trousse de pharmacie de base. Consultez enfin la fiche Comores de France Diplomatie pour les conseils de sécurité à jour.
Questions fréquentes
Faut-il un visa pour aller aux Comores ?
Oui, les voyageurs français ont besoin d'un visa, qui est en principe délivré à l'arrivée à l'aéroport international de Moroni contre paiement. Le tarif, la durée autorisée et les justificatifs demandés peuvent changer : vérifiez-les auprès de l'ambassade des Comores et sur France Diplomatie avant le départ.
Quelle est la meilleure période pour partir aux Comores ?
La saison sèche et plus fraîche, d'environ mai à octobre, est la plus agréable pour randonner et plonger. Elle coïncide avec la présence des baleines à bosse, de juillet à octobre environ. La saison chaude et humide, de novembre à avril, apporte de fortes pluies et un risque de cyclones.
Mayotte fait-elle partie des Comores ?
Géographiquement, Mayotte appartient à l'archipel des Comores, mais elle est un département français d'outre-mer, revendiqué par l'Union des Comores. Les formalités, la monnaie et les liaisons aériennes y sont différentes de celles de Grande Comore, Mohéli et Anjouan, les trois îles de l'Union des Comores.
Les Comores sont-elles vraiment moins chères que les Seychelles ?
Sur place, l'hébergement, la restauration et les transports locaux sont généralement moins chers aux Comores qu'aux Seychelles. Le billet d'avion, toujours avec escale, peut en revanche être élevé. Le confort est aussi plus simple : les Comores conviennent surtout aux voyageurs autonomes, prêts à sortir des circuits balisés.
Classé dans Afrique et Plages et îles. Une erreur, une info périmée ? Signalez-la-nous.




