Culture et patrimoine

Corée du Sud : pourquoi faire le détour lors d'un voyage en Chine

Corée du Sud : pourquoi faire le détour lors d'un voyage en Chine

Oui, la Corée du Sud vaut le détour lors d'un voyage en Chine : à environ deux heures de vol de Pékin ou Shanghai, elle offre Séoul et ses palais royaux, des montagnes couvrant la majeure partie du territoire, les champs de thé de Boseong, des temples classés à l'UNESCO comme Bulguksa et la visite encadrée de la zone démilitarisée. Comptez au moins quatre à cinq jours.

À retenir

  • Séoul se rejoint en vol direct depuis les grandes villes chinoises en deux heures environ.
  • Les formalités d'entrée (K-ETA ou exemption temporaire) sont à vérifier avant le départ.
  • Séoul concentre palais royaux, quartier traditionnel de Bukchon et vues panoramiques.
  • Montagnes, plantations de thé de Boseong et temple Bulguksa complètent le voyage.
  • La DMZ se visite uniquement en excursion organisée et encadrée.

Vous préparez un voyage en Chine, entre Pékin, la Grande Muraille et le lac de l'Ouest à Hangzhou ? La Corée du Sud n'est qu'à un saut de puce : quelques jours suffisent pour découvrir Séoul, ses palais et ses quartiers traditionnels, puis prendre l'air dans les montagnes ou les plantations de thé. Voici ce qui justifie le détour, et comment l'organiser.

Comment rejoindre la Corée du Sud depuis la Chine ?

Le plus simple est l'avion. De nombreux vols relient Pékin, Shanghai, Canton ou Qingdao à Séoul, avec un temps de vol d'environ deux heures depuis Pékin ou Shanghai. Des liaisons en ferry existent aussi entre certains ports de la province chinoise du Shandong et Incheon, une option lente mais originale si vous avez du temps.

La Corée du Sud compte plusieurs aéroports internationaux. Le principal est celui d'Incheon, construit sur une île à l'ouest de Séoul et relié au continent par des ponts. Le train express AREX et de nombreux bus rejoignent le centre de la capitale en une heure environ. L'aéroport de Gimpo, plus proche du centre, accueille surtout des vols régionaux, dont certains depuis la Chine et le Japon. Busan (aéroport de Gimhae) et Jeju sont également desservis par des vols internationaux.

Sur place, le réseau ferroviaire est très développé : les trains à grande vitesse KTX relient Séoul à Busan en un peu moins de trois heures. Pour les régions reculées, comme certaines zones de montagne ou les plantations de thé, une voiture de location donne plus de liberté. Le permis de conduire international est alors indispensable. Des vols intérieurs desservent enfin l'île de Jeju.

Quelles formalités pour entrer en Corée du Sud ?

Les Français n'ont pas besoin de visa pour un court séjour touristique, mais la Corée du Sud a mis en place une autorisation électronique de voyage, le K-ETA, à demander en ligne avant le départ. Pour favoriser le tourisme, le pays a toutefois accordé une exemption de visa pour la Corée du Sud et de son K-ETA à plusieurs nationalités, dont la France, pour une période limitée. Ces règles évoluent régulièrement : vérifiez sur le site officiel du K-ETA et sur France Diplomatie si l'autorisation est exigée à la date de votre voyage.

Prévoyez dans tous les cas un passeport en cours de validité couvrant toute la durée du séjour, ainsi qu'un billet de sortie du territoire. Si vous revenez ensuite en Chine, vérifiez aussi les conditions d'entrée chinoises (exemption de visa ou visa à entrées multiples selon votre situation).

Que voir à Séoul en quelques jours ?

Séoul, capitale de la Corée du Sud et métropole de près de dix millions d'habitants, mêle gratte-ciel, marchés et patrimoine royal. Commencez par les cinq grands palais de la dynastie Joseon : Gyeongbokgung, le plus vaste, Changdeokgung, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO avec son jardin secret, ainsi que Changgyeonggung, Deoksugung et Gyeonghuigung.

À deux pas, le village de Bukchon Hanok rassemble des maisons traditionnelles coréennes (hanok) dans des ruelles pentues. C'est l'un des quartiers les plus photogéniques de la ville, mais il reste habité : des horaires de visite limités ont été mis en place dans certaines zones pour préserver la tranquillité des riverains, respectez-les.

Pour une vue d'ensemble, montez à l'observatoire de la Lotte World Tower, plus haut gratte-ciel du pays, qui dépasse 500 mètres. La tour de Namsan, au sommet d'une colline boisée, offre un panorama plus classique et se rejoint à pied ou en téléphérique.

Séoul est enfin une destination gastronomique : barbecue coréen, bibimbap, kimchi sous toutes ses formes et cuisine de rue dans les marchés de Gwangjang ou Myeongdong.

Où profiter de la nature et des montagnes ?

La Corée du Sud est un pays très montagneux : on estime qu'environ 70 % de son territoire est couvert de reliefs. La randonnée y est un loisir national, avec des sentiers balisés jusqu'aux portes de Séoul, comme dans le parc national de Bukhansan. Plus loin, les parcs nationaux de Seoraksan, au nord-est, ou de Jirisan, au sud, se prêtent à des treks d'une ou plusieurs journées, seuls ou avec un guide.

Amateurs de thé, faites un crochet par Boseong, dans la province du Jeolla du Sud, au sud-ouest du pays. Ses plantations s'étagent sur des collines douces, souvent noyées dans une brume légère le matin. Des sentiers aménagés permettent de se promener entre les rangées de théiers, et des maisons de thé proposent des dégustations. Comptez environ quatre à cinq heures de trajet depuis Séoul : la visite se combine bien avec un séjour dans le sud.

Corée du Sud : pourquoi faire le détour lors d'un voyage en Chine

Côté patrimoine religieux, le temple Bulguksa, près de Gyeongju, ancienne capitale du royaume de Silla, est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO avec la grotte de Seokguram. Il est considéré comme un chef-d'œuvre de l'art bouddhique coréen. Certains temples proposent un « templestay », séjour d'une nuit pour découvrir la vie monastique.

Peut-on visiter la zone démilitarisée (DMZ) ?

La DMZ (zone démilitarisée) sépare les deux Corées depuis l'armistice de 1953. Elle traverse toute la péninsule sur environ 250 kilomètres de long et environ 4 kilomètres de large (2 kilomètres de chaque côté de la ligne de démarcation). Des points d'observation permettent d'apercevoir la Corée du Nord, et certains sites, comme d'anciens tunnels d'infiltration, se visitent.

La visite se fait uniquement en excursion organisée, généralement à la journée au départ de Séoul, à environ une heure de route. Les accès dépendent de la situation sécuritaire : certains sites, comme la zone commune de sécurité de Panmunjom, peuvent être fermés au public sans préavis. Emportez votre passeport, exigé lors des contrôles.

Combien de jours prévoir et comment organiser le détour ?

Durée Programme conseillé
3 jours Séoul : palais, Bukchon, marchés, panorama, excursion à la DMZ
5 jours Séoul + randonnée à Bukhansan ou Seoraksan
7 jours Séoul, Gyeongju et Bulguksa en KTX, Busan, puis Boseong

Le printemps (cerisiers en fleur, en général début avril) et l'automne (feuillages rouges en octobre-novembre) sont les saisons les plus agréables. L'été est chaud, humide et marqué par la mousson ; l'hiver est froid et sec, mais idéal pour le ski. Si vous enchaînez avec la Chine, pensez à réserver un vol aller-retour ou un « open jaw » pour éviter de revenir sur vos pas.

Questions fréquentes

Faut-il un visa pour aller en Corée du Sud depuis la France ?

Non, les Français peuvent séjourner en Corée du Sud sans visa pour un court séjour touristique. En revanche, une autorisation électronique, le K-ETA, peut être exigée, sauf exemption temporaire en vigueur. Vérifiez la règle applicable à vos dates sur le site officiel du K-ETA et sur France Diplomatie.

Combien de temps faut-il pour aller de Pékin à Séoul ?

Le vol direct entre Pékin et Séoul dure environ deux heures. Il faut ensuite compter environ une heure pour rejoindre le centre de Séoul depuis l'aéroport d'Incheon en train express AREX ou en bus. Des ferries relient aussi certains ports chinois à Incheon, mais le trajet prend une nuit.

Quelle est la meilleure saison pour visiter la Corée du Sud ?

Le printemps, avec les cerisiers en fleur vers début avril, et l'automne, avec les feuillages rouges d'octobre à novembre, sont les périodes les plus agréables. L'été est chaud et humide, avec la saison des pluies, tandis que l'hiver est froid mais sec et lumineux.

Peut-on visiter la DMZ sans guide ?

Non, la zone démilitarisée se visite uniquement dans le cadre d'excursions organisées, au départ de Séoul pour la plupart. Le passeport est obligatoire et certains sites peuvent fermer selon le contexte sécuritaire. Réservez auprès d'un opérateur agréé et renseignez-vous sur les sites accessibles à la date prévue.

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