Quel est le meilleur mois pour visiter l'Islande ? Été, aurores et routes

Pour un premier voyage en Islande, la meilleure période va de mi-juin à fin août : les journées sont très longues, les températures les plus douces (environ 10 à 15 °C) et les pistes des Hautes Terres ouvrent généralement à partir de fin juin. Septembre est un excellent compromis, avec moins de monde et les premières aurores boréales. De novembre à mars, l'île se visite pour les aurores et les grottes de glace.
À retenir
- Mi-juin à fin août : saison la plus accessible, routes F des Hautes Terres ouvertes, mais affluence et prix au plus haut.
- Septembre : bon compromis entre conditions encore correctes, couleurs d'automne et premières aurores boréales.
- Aurores boréales : visibles environ de septembre à avril, par nuit noire et ciel dégagé.
- Grottes de glace du Vatnajökull : visites guidées en général de novembre à mars.
- En hiver, la météo et l'état des routes se vérifient chaque jour avant de prendre le volant.
L'Islande, île volcanique de l'Atlantique Nord située juste sous le cercle polaire arctique, offre deux visages très différents selon la saison : des étés aux journées presque sans fin, et des hivers courts en lumière mais propices aux aurores boréales. Le bon mois dépend donc de ce que vous venez chercher. Pour un premier voyage sur la route circulaire avec randonnées et Hautes Terres, visez mi-juin à fin août. Pour les aurores boréales, partez entre septembre et mars. Septembre, à la charnière des deux saisons, est souvent le meilleur compromis.
Quel temps fait-il en Islande selon les mois ?
Le climat islandais est océanique et subpolaire : grâce à l'influence du Gulf Stream, les hivers sont moins froids qu'on ne l'imagine dans le sud et l'ouest, mais les étés restent frais. Le vent et les changements de temps rapides comptent souvent plus que la température. Les valeurs ci-dessous sont des ordres de grandeur pour Reykjavik ; le nord et l'intérieur sont plus froids.
| Période | Températures moyennes à Reykjavik | Durée du jour (ordre de grandeur) | À retenir |
|---|---|---|---|
| Décembre-janvier | environ -2 à 3 °C | 4 à 5 h | aurores, grottes de glace, routes difficiles |
| Février-mars | environ -2 à 4 °C | 8 à 12 h | aurores, jours qui s'allongent vite |
| Avril-mai | environ 1 à 10 °C | 14 à 19 h | peu de monde, Hautes Terres fermées |
| Juin | environ 7 à 13 °C | presque 24 h | soleil de minuit, lupins, macareux |
| Juillet-août | environ 9 à 15 °C | 16 à 21 h | tout est accessible, forte affluence |
| Septembre | environ 5 à 11 °C | 12 à 14 h | couleurs d'automne, premières aurores |
| Octobre-novembre | environ 0 à 7 °C | 6 à 10 h | prix bas, premières tempêtes |
Quelle que soit la saison, prévoyez des vêtements en couches, une veste imperméable et coupe-vent et de bonnes chaussures de marche.
Faut-il partir en Islande au printemps ?

Avril marque la sortie de l'hiver. Les journées s'allongent très vite, de plusieurs minutes chaque jour, et les températures restent fraîches (environ 1 à 7 °C dans le sud), avec encore des chutes de neige possibles dans le nord et en altitude. Le Cercle d'or, boucle touristique au départ de Reykjavik qui relie le parc national de Þingvellir, la zone géothermique de Geysir et la chute de Gullfoss, se parcourt sans difficulté. Les routes de montagne (routes F) restent fermées. Les premiers oiseaux migrateurs arrivent, dont les macareux qui regagnent leurs colonies à partir de la mi-avril environ. Les tarifs d'hébergement sont plus doux qu'en été.
Mai voit la nature reverdir : les mousses et prairies contrastent avec les champs de lave noire. La lumière du jour dure déjà plus de 17 heures en fin de mois, ce qui laisse beaucoup de temps pour explorer. Avec des températures d'environ 4 à 10 °C, c'est un bon moment pour faire le tour de l'île par la route circulaire (route 1) : les chutes de Seljalandsfoss et Skógafoss sont puissantes grâce à la fonte des neiges, et la lagune glaciaire de Jökulsárlón et sa plage voisine, surnommée Diamond Beach pour ses blocs de glace échoués sur le sable noir, sont accessibles. L'affluence reste modérée. En revanche, les Hautes Terres demeurent fermées et certains sentiers sont encore boueux ou enneigés.
Juin est l'un des plus beaux mois. Autour du solstice d'été, vers le 21 juin, il fait jour presque 24 heures sur 24 : c'est le soleil de minuit, même si à Reykjavik le soleil passe brièvement sous l'horizon. Les températures sont douces (environ 7 à 13 °C) et les champs de lupins, plante introduite qui couvre de vastes surfaces dans le sud et l'ouest, fleurissent en violet. Les macareux moines sont faciles à observer sur les falaises, par exemple aux îles Vestmann ou à Látrabjarg dans les fjords de l'Ouest. Les routes F ouvrent progressivement, généralement à partir de la seconde moitié de juin selon l'enneigement : l'accès à Landmannalaugar, célèbre pour ses montagnes de rhyolite colorées, n'est donc pas garanti en début de mois. L'affluence augmente mais reste un peu inférieure à celle de juillet-août.
L'été en Islande : la saison la plus accessible

Juillet est le mois le plus doux de l'année (environ 10 à 15 °C) et le plus favorable aux randonnées. Les routes des Hautes Terres sont en principe ouvertes, y compris les grandes pistes de traversée comme le Kjölur (route 35) et le Sprengisandur (F26). Ces routes F sont réservées aux véhicules 4x4, comportent souvent des gués et ne sont pas couvertes par toutes les assurances de location : renseignez-vous avant de partir. C'est aussi la période de plus forte affluence, notamment sur la côte sud et autour de Reykjavik ; les hébergements sont souvent complets en dehors de la capitale, et les prix au plus haut. Réservez plusieurs mois à l'avance.
Août prolonge l'été (environ 9 à 14 °C), avec des journées qui raccourcissent progressivement. L'ensemble de l'île reste accessible, des plages de sable noir du sud aux fjords de l'Ouest. Le premier week-end d'août, l'un des grands rendez-vous du pays, le festival Þjóðhátíð, se tient aux îles Vestmann et attire un très large public islandais ; les liaisons en ferry et les hébergements y sont alors pris d'assaut. La fin août est aussi la saison des myrtilles sauvages, que l'on cueille dans les landes. Par nuit claire et noire, les toutes premières aurores boréales peuvent apparaître en fin de mois. L'affluence commence à baisser dans la dernière quinzaine.
En été, l'observation des baleines est à son meilleur. Húsavík, petit port du nord souvent présenté comme la capitale islandaise du whale watching, propose des sorties en mer où l'on peut voir notamment des baleines à bosse et des petits rorquals ; les observations ne sont jamais garanties. Côté baignade, les bains géothermiques sont nombreux : Mývatn Nature Baths dans le nord, Sky Lagoon près de Reykjavik ou le Blue Lagoon sur la péninsule de Reykjanes, dont l'accès a été ponctuellement fermé ces dernières années en raison de l'activité volcanique voisine.
Pourquoi septembre et l'automne séduisent-ils ?

Septembre est, pour nous, l'un des meilleurs mois. La végétation basse prend des teintes rouges, orangées et dorées, notamment à Þingvellir et autour du lac Mývatn, lac volcanique du nord connu pour ses pseudo-cratères et ses oiseaux. Les températures baissent (environ 5 à 11 °C) et les nuits redeviennent noires : les aurores boréales sont possibles dès que le ciel est dégagé et l'activité solaire suffisante. Les routes F ferment progressivement selon la météo, généralement dans le courant du mois, mais la route circulaire, les péninsules et les sites majeurs restent accessibles. L'affluence diminue nettement et les prix commencent à baisser. Les sorties d'observation des baleines se poursuivent généralement jusqu'à l'automne.
Octobre est plus contrasté. Les premières neiges blanchissent les sommets, les températures descendent (environ 2 à 7 °C) et la durée du jour diminue rapidement, d'environ 11 heures en début de mois à 8 heures en fin de mois. Il faut donc planifier ses journées plus serrées. Les nuits longues augmentent les chances d'apercevoir des aurores. Les premières tempêtes peuvent entraîner des fermetures temporaires de routes, notamment dans l'est et le nord. Les tarifs sont parmi les plus bas de l'année.
L'hiver en Islande : aurores boréales et grottes de glace

Novembre fait basculer l'île dans l'hiver. Les journées ne durent plus que 5 à 7 heures, les températures avoisinent 0 à 5 °C à Reykjavik et la neige s'installe dans le nord et l'est. Les grottes de glace du glacier Vatnajökull, le plus grand d'Islande, se visitent en général de novembre à mars, uniquement avec un guide agréé : leur accessibilité dépend des conditions de l'année. Les aurores boréales sont souvent observées entre la fin de soirée et le milieu de la nuit, loin des lumières de la ville. Reykjavik se pare d'illuminations à l'approche de Noël, fête qui mêle traditions chrétiennes et folklore islandais, comme les treize « garçons de Noël » (Jólasveinar).
Décembre, janvier et février forment le cœur de l'hiver. Autour du solstice de décembre, la lumière du jour ne dure qu'environ 4 à 5 heures à Reykjavik. Les températures restent souvent proches de zéro dans le sud (environ -2 à 3 °C), plus froides dans le nord, avec des épisodes de neige, de pluie verglaçante et de vent violent. Les paysages enneigés autour de Gullfoss, de Kirkjufell (montagne emblématique de la péninsule de Snæfellsnes) ou de la plage de Reynisfjara sont superbes. À Reynisfjara, restez à distance de l'eau : les vagues soudaines y ont causé des accidents mortels. Les activités hivernales se multiplient : motoneige sur glacier, excursions en super-jeep, randonnée encadrée sur glacier. La route circulaire reste généralement ouverte, mais certains tronçons ferment temporairement lors des tempêtes. Reykjavik offre de bons repli en cas de mauvais temps, avec ses musées et ses piscines géothermiques.
Mars conserve les atouts de l'hiver, aurores, neige, grottes de glace, avec des journées qui s'allongent très vite autour de l'équinoxe. Les températures restent fraîches (environ -2 à 4 °C) et la météo demeure changeante. L'affluence est modérée et les tarifs restent raisonnables, ce qui en fait un bon choix pour un séjour axé sur les aurores avec plus de lumière en journée.
Juin-août ou septembre : quel mois choisir ?

Le choix dépend surtout de votre programme :
| Objectif | Meilleure période |
|---|---|
| Faire le tour de l'île et randonner dans les Hautes Terres | fin juin à fin août |
| Voir les macareux | mi-mai à début août environ |
| Observer les baleines | juin à août (sorties possibles plus largement) |
| Voir des aurores boréales | septembre à mars |
| Visiter une grotte de glace | novembre à mars |
| Payer moins cher | avril-mai et octobre-novembre |
Juin à août offre les températures les plus douces, l'accès aux Hautes Terres et des journées presque sans fin, au prix d'une forte affluence et de tarifs élevés. Septembre combine encore de bonnes conditions de route, des couleurs d'automne, une affluence plus faible et la possibilité de voir des aurores. Pour un premier voyage, ces deux périodes sont les plus simples à organiser.
Nos conseils pratiques avant de partir
- Formalités : l'Islande fait partie de l'espace Schengen sans être membre de l'Union européenne. Vérifiez les documents requis sur France Diplomatie avant le départ.
- Routes et météo : consultez chaque jour les prévisions de l'office météorologique islandais et l'état des routes publié par l'administration routière islandaise ; le site officiel de sécurité SafeTravel diffuse aussi des alertes. Ne prenez jamais une route fermée.
- Location de voiture : en hiver, préférez un véhicule adapté et des pneus hiver ; les routes F exigent un 4x4. Lisez attentivement les exclusions de l'assurance (gués, sable, cendres, portières arrachées par le vent).
- Réservations : en été, réservez hébergements et voiture plusieurs mois à l'avance, surtout le long de la côte sud.
- Aurores boréales : consultez les prévisions de couverture nuageuse et d'activité aurorale, éloignez-vous des lumières et restez flexible sur plusieurs nuits.
- Budget : l'Islande est une destination chère ; les supermarchés et les piscines municipales permettent de réduire les dépenses. Les prix sont à vérifier au moment de réserver.
Comme le dit un adage souvent cité par les Islandais, si le temps ne vous plaît pas, attendez cinq minutes : quelle que soit la saison, gardez de la marge dans votre itinéraire.
Questions fréquentes
Quand voir des aurores boréales en Islande ?
Les aurores boréales sont visibles en Islande environ de septembre à avril, lorsque les nuits sont suffisamment noires. Il faut un ciel dégagé, une activité solaire suffisante et un lieu éloigné des lumières. Les heures les plus favorables se situent souvent entre la fin de soirée et le milieu de la nuit, mais aucune observation n'est garantie.
Quel est le mois le moins cher pour aller en Islande ?
Les tarifs sont généralement plus bas en avril-mai et en octobre-novembre, hors vacances scolaires, ainsi qu'en janvier après les fêtes. Les hébergements et locations de voitures sont alors nettement moins demandés qu'en été. L'Islande reste toutefois une destination chère toute l'année.
Combien de jours faut-il pour faire le tour de l'Islande ?
Pour faire le tour complet de l'île par la route circulaire (route 1, environ 1 300 km) en été, comptez au moins 8 à 10 jours, et idéalement deux semaines pour ajouter la péninsule de Snæfellsnes ou les fjords de l'Ouest. En hiver, mieux vaut se limiter au sud et à l'ouest sur une semaine.
Peut-on conduire en Islande en hiver ?
Oui, la route circulaire reste généralement ouverte en hiver, mais la conduite peut être difficile : neige, verglas, vent violent et journées très courtes. Louez un véhicule équipé de pneus hiver, consultez chaque jour la météo et l'état des routes, et prévoyez des marges dans votre itinéraire en cas de fermeture.
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