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Contrôle biométrique EES en Europe : longues attentes signalées à Lisbonne

Contrôle biométrique EES en Europe : longues attentes signalées à Lisbonne

L'EES (Entry/Exit System) est le système européen d'enregistrement biométrique des entrées et sorties des voyageurs non européens en court séjour dans l'espace Schengen. Mis en place progressivement depuis octobre 2025, il remplace le tampon sur le passeport. Début 2026, sa montée en charge a provoqué de longues files d'attente dans certains aéroports, notamment à Lisbonne. Les citoyens français et européens ne sont pas concernés.

À retenir

  • L'EES enregistre visage, empreintes et données du passeport des voyageurs non européens.
  • Il est déployé progressivement depuis le 12 octobre 2025, avec un fonctionnement complet prévu en avril 2026.
  • Les citoyens de l'UE, dont les Français, et les résidents munis d'un titre de séjour ne sont pas concernés.
  • Le premier passage est le plus long : des attentes de plusieurs heures ont été signalées à Lisbonne.
  • Les moins de 12 ans sont dispensés d'empreintes digitales.

Depuis l'automne 2025, l'espace Schengen remplace progressivement le tampon apposé sur les passeports par un enregistrement numérique et biométrique : l'Entry/Exit System (EES). Ce système concerne les voyageurs non européens qui viennent pour un court séjour, comme les Britanniques, les Américains ou les Canadiens. Sa mise en route a provoqué d'importantes files d'attente dans plusieurs aéroports début 2026, notamment à Lisbonne, où des attentes de plusieurs heures ont été rapportées par la presse. Voici comment il fonctionne, qui est concerné et comment s'y préparer.

Qu'est-ce que l'Entry/Exit System ?

L'EES est un système informatique commun aux pays européens de l'espace Schengen qui l'appliquent, soit 29 pays au total, dont la Suisse, la Norvège et l'Islande. Il enregistre chaque entrée et chaque sortie des ressortissants de pays tiers en court séjour, c'est-à-dire de moins de 90 jours sur une période de 180 jours.

Lors du premier passage, le système collecte :

  • le nom et les données du passeport ;
  • une photo du visage ;
  • les empreintes digitales de quatre doigts ;
  • la date et le lieu d'entrée ou de sortie.

Ces données forment un dossier individuel, conservé en principe trois ans, plus longtemps en cas de dépassement de la durée de séjour autorisée. L'objectif est de calculer automatiquement la durée de séjour, de repérer les dépassements et de lutter contre la fraude documentaire, ce que le tampon manuel faisait mal.

Qui est concerné par l'EES ?

Tous les voyageurs non européens qui entrent dans l'espace Schengen pour un court séjour, avec ou sans visa : Britanniques, Américains, Canadiens, Australiens, mais aussi les ressortissants de pays soumis à visa.

Ne sont pas concernés :

  • les citoyens de l'Union européenne, donc les Français, ainsi que les ressortissants de Suisse, de Norvège, d'Islande et du Liechtenstein ;
  • les résidents de longue durée titulaires d'un titre de séjour d'un pays européen ;
  • certaines catégories particulières, comme les membres de la famille de citoyens européens disposant d'une carte de séjour ou les chefs d'État en visite officielle.

Les enfants de moins de 12 ans sont photographiés mais dispensés d'empreintes digitales. Refuser la collecte des données biométriques entraîne un refus d'entrée.

Quel est le calendrier de mise en place ?

Date Étape
12 octobre 2025 Début du déploiement progressif aux frontières
Fin 2025 - début 2026 Montée en charge, avec des souplesses accordées aux États
10 avril 2026 Fonctionnement complet prévu, fin du tampon sur le passeport

Pendant la période de transition, les États membres pouvaient adapter le rythme d'enregistrement, voire suspendre temporairement le système en cas d'attente excessive. Le calendrier a pu évoluer : consultez les sites officiels de l'Union européenne et des aéroports avant votre voyage.

Pourquoi de telles attentes à Lisbonne ?

L'aéroport Humberto Delgado de Lisbonne, principal aéroport du Portugal, accueille de nombreux vols en provenance du Royaume-Uni, des États-Unis et du Brésil, donc beaucoup de voyageurs soumis à l'EES. Au moment de la montée en charge, la presse a fait état d'attentes de plusieurs heures au contrôle des frontières, jusqu'à 7 heures dans les pires cas rapportés.

Plusieurs facteurs expliquent ces difficultés : le premier enregistrement prend nettement plus de temps qu'un simple tampon, les bornes automatiques n'étaient pas toujours opérationnelles et les effectifs de police aux frontières restaient limités aux heures de pointe. D'autres aéroports européens ont connu des ralentissements comparables, à des degrés divers.

Comment passer plus vite le contrôle EES ?

Si vous voyagez avec un passeport non européen, ou si vous accompagnez des proches qui en ont un, ces conseils peuvent faire gagner du temps :

  • Prévoyez de la marge : le premier passage EES est le plus long. Arrivez plus tôt que d'habitude à l'aéroport pour un vol de sortie de l'espace Schengen, et évitez les correspondances trop serrées.
  • Vérifiez votre passeport : pour entrer dans l'espace Schengen, un ressortissant de pays tiers doit en principe présenter un passeport délivré depuis moins de 10 ans et valable au moins 3 mois après la date de sortie prévue.
  • Utilisez les bornes en libre-service : dans les aéroports qui en sont équipés, elles permettent d'enregistrer une partie des données avant le passage au guichet.
  • Évitez les heures de pointe : vacances scolaires, été et arrivées groupées de vols long-courriers allongent les files.
  • Suivez les informations de votre compagnie et de l'aéroport, qui signalent les éventuelles perturbations.

Faut-il aussi demander l'ETIAS ?

L'EES ne doit pas être confondu avec l'ETIAS, autorisation de voyage électronique payante que l'Union européenne prévoit d'exiger des voyageurs exemptés de visa, avec un lancement annoncé pour fin 2026. L'EES enregistre le passage à la frontière ; l'ETIAS est une autorisation à obtenir en ligne avant le départ. Les citoyens européens ne sont concernés par aucun des deux. Pour les autres voyageurs, vérifiez les formalités sur les sites officiels de l'Union européenne ou sur France Diplomatie avant de réserver.

Questions fréquentes

Les Français doivent-ils se soumettre au contrôle EES ?

Non. L'EES concerne uniquement les ressortissants de pays tiers en court séjour dans l'espace Schengen. Les citoyens de l'Union européenne, dont les Français, continuent de passer les contrôles habituels avec leur carte d'identité ou leur passeport, sans enregistrement biométrique supplémentaire.

Combien de temps prend un passage EES ?

Le premier passage est le plus long, car il faut enregistrer la photo et les empreintes digitales. Les passages suivants sont généralement plus rapides, le dossier existant déjà. En période de pointe et pendant la montée en charge, l'attente totale a pu atteindre plusieurs heures dans certains aéroports.

Les enfants doivent-ils donner leurs empreintes pour l'EES ?

Les enfants de moins de 12 ans sont dispensés de la prise d'empreintes digitales, mais leur photo est enregistrée. À partir de 12 ans, les voyageurs non européens suivent la même procédure que les adultes lors de leur passage aux frontières de l'espace Schengen.

Combien de temps les données EES sont-elles conservées ?

Les données sont conservées en principe pendant trois ans après le dernier passage, puis supprimées. La durée est plus longue pour les voyageurs ayant dépassé la durée de séjour autorisée. Ce stockage permet de calculer automatiquement les jours passés dans l'espace Schengen.

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