
Se préparer pour un voyage au sein de l’espace Schengen peut sembler simple, mais avec l’introduction de l’EES (Entry Exit System), les choses deviennent plus complexes, notamment dans les aéroports parisiens. À Roissy-Charles de Gaulle ou à Orly, la mise en place de ce système biométrique soulève de nombreuses interrogations et inquiétudes. Plongeons dans les détails de cette nouvelle réalité qui façonnera l’expérience des voyageurs dans les années à venir.
Qu’est-ce que l’EES et son impact sur les voyageurs ?
Le système EES, instauré le 12 octobre 2025, est conçu pour surveiller les entrées et sorties des non-Européens dans l’espace Schengen. En remplaçant les tampons manuels sur les passeports, ce dispositif se base sur des enregistrements biométriques, incluant empreintes digitales et photo faciale. Cette démarche vise à moderniser le contrôle des frontières, mais elle entraîne également des préoccupations sur la gestion des flux de passagers, surtout pendant les périodes de forte affluence.
À Charles de Gaulle, deuxième aéroport européen par le trafic, des prévisions alarmantes sont avancées par ADP. En cas d’activation complète de l’EES durant les mois d’été, des files d’attente de 4 à 6 heures pourraient devenir la norme. Un tel scénario menacerait non seulement l’efficacité des opérations, mais aussi l’image de l’Europe comme destination privilégiée pour les voyageurs.
Les défis de mise en œuvre de l’EES
Avec plus de 72 millions de passagers prévus à CDG en 2025, la mise en œuvre de l’EES en pleine saison estivale est jugée « extrêmement risquée » par la direction d’ADP. Justine Coutard, directrice générale d’ADP, appelle à un alignement entre le calendrier technique et les réalités opérationnelles. Les tests effectués jusqu’à présent sont jugés insuffisants pour garantir un passage fluide aux frontières.
Des retours d’expérience de plusieurs aéroports européens, tels qu’Amsterdam et Francfort, montrent déjà une augmentation de 70 % des délais de traitement aux frontières. Des temps d’attente de plusieurs heures sont désormais signalés, laissant présager un été difficile si le système est pleinement activé à CDG et Orly.
Conseils pratiques pour les voyageurs
Face à ces enjeux, voici quelques conseils utiles pour préparer votre voyage durant cette période de transition :
- Prévoyez d’arriver à l’aéroport plusieurs heures à l’avance, surtout si vous voyagez durant les mois les plus chargés.
- Utilisez les kiosques de pré-enregistrement disponibles pour réduire le temps passé aux contrôles. Plus de 320 kiosques sont opérationnels à CDG.
- Renseignez-vous sur les options de transport vers et depuis l’aéroport afin d’éviter des retards imprévus.
- Gardez à l’esprit que les passagers européens ne sont pas soumis à l’EES, mais des files d’attente communes pourraient affecter tout le monde.
L’avenir du voyage en Europe
Le paysage du voyage en Europe est en mutation. La flexibilité accordée aux États membres, permettant de suspendre partiellement l’EES, pourrait offrir un certain répit aux voyageurs cet été. Cela signifie que, bien que les contrôles biométriques soient en place, ils pourraient ne pas être pleinement opérationnels avant l’automne 2026, après le pic estival.
Pour les passionnés de voyage, cette période d’ajustement présente des défis, mais elle représente également une opportunité de redécouvrir l’art de voyager avec patience. Chaque vol, chaque passage de frontière est une aventure, et même si l’EES modifie la méthode, il ne doit pas effacer l’excitation d’explorer de nouveaux horizons. Souvenez-vous, chaque voyage est une nouvelle histoire à raconter.

On sent que c’est écrit par quelqu’un qui connaît vraiment la destination.
Je vais ajouter ça à ma bucket list.