
Imaginez-vous dans un avion, prêt à décoller vers une nouvelle aventure, lorsque tout à coup, la situation prend un tournant inattendu. C’est ce qui s’est passé le 5 février 2026, lorsque le vol SK2590 de Copenhague a failli se transformer en un véritable cauchemar au départ de Bruxelles. Cet incident, qui aurait pu avoir des conséquences graves, soulève de nombreuses interrogations sur la sécurité aérienne.
Un décollage chaotique
Aux alentours de 21h, l’Airbus A320neo de SAS Scandinavian Airlines, immatriculé SE-ROM, reçoit le feu vert pour s’envoler depuis la piste 07R de l’aéroport de Bruxelles. Cependant, l’équipage commet une erreur de navigation en s’engageant sur le taxiway E1, une voie de circulation normalement réservée aux déplacements lents des avions. À ce moment-là, l’appareil accélère dangereusement, atteignant près de 190 km/h, une vitesse proche de celle requise pour un décollage.
Prise de conscience de l’erreur, l’équipage déclenche un freinage d’urgence. Malheureusement, cela ne suffit pas à éviter un dérapage ; l’avion finit sa course dans l’herbe, à proximité des taxiways C1 et V1, une situation qui aurait pu tourner au drame.
Évacuation et soutien aux passagers
Heureusement, les 165 passagers et membres d’équipage sont évacués sans blessure. L’évacuation prend cependant un temps considérable en raison de l’absence d’escaliers à cet endroit. Par ailleurs, la police fédérale belge intervient rapidement pour soutenir psychologiquement les passagers choqués par cette expérience. SAS a pris des mesures en relogeant les voyageurs affectés sur d’autres vols vers leur destination.
Enquête et protocoles de sécurité
Le système de sécurité à bord, le RAAS (Runway Awareness and Advisory System), est un des éléments clé de l’enquête. Ce dispositif doit alerter l’équipage lorsque l’avion dépasse une certaine vitesse sur un taxiway. Les enquêteurs se penchent sur la question de savoir si des alertes n’ont pas été émises ou si elles ont été ignorées. L’incident soulève également des interrogations sur la complexité de la navigation au sol à Brussels Airport, particulièrement pendant la nuit.
- Rester attentif aux instructions du contrôle aérien.
- Connaître les particularités de l’aéroport, comme les multiples intersections.
- Prendre en compte les conditions nocturnes qui peuvent affecter la visibilité.
- Se familiariser avec les systèmes de sécurité embarqués, tels que le RAAS.
Les leçons à tirer de l’incident
Bien que des situations similaires soient rares, elles ne sont pas inédites. Des incidents passés, comme celui d’un Boeing 737 à Amsterdam en 2019, rappellent l’importance d’une vigilance constante dans la navigation aérienne. La complexité du réseau de taxiways à Brussels Airport, combinée à une erreur humaine, a mis en lumière les vulnérabilités qui existent dans le transport aérien.
Les conclusions de l’enquête en cours sont attendues avec impatience et pourraient influencer les protocoles de sécurité à l’avenir. Alors que les enquêteurs examinent minutieusement chaque détail, l’espoir demeure que cet incident servira de leçon pour garantir la sécurité de tous les passagers lors de leurs voyages aériens.

Bravo pour ce contenu, c’est à la fois inspirant et concret.
Est-ce facile de voyager avec des enfants sur place ?
Les photos sont magnifiques, on s’y croirait déjà.